Chronique d'une bretonne exilée pas allaeizh
17 Janvier 2013
Te revoilà ! Non, me revoilà. Toi, je sais que tu n'as pas bougé. Mais tu aurais pu et tu n'as pas fait, Bravo ! Ah non, tu ne pouvais pas. C'est pas grave, l'important c'est que tu m'écoutes.
J'ai une drôle d'histoire à raconter. La première aussi, alors elle est plutôt importante.
Ce matin, je voulais me réveiller tôt pour pouvoir faire plein de choses. Alors forcément, hier soir j'ai mis mon réveil, et ce matin, en l'entendant, j'ai mis snooze une bonne dizaine de fois, et puis je l'ai éteint. Jusque là, rien d'anormal. Grâce au serrurier qui doit installer une serrure chez nous (les voleurs sont partout : Guingamp, Brest, Rennes, Bilbao, Madrid, Paris, NEW-YORK, LOS ANGELES, PEK .. T'as raison, j'arrête je m'emporte), je me suis réveillée, lui ai ouvert, ai rien compris à ce qu'il me racontait alors je suis allée dans la cuisine me cacher et faire comme si je faisais un tas de trucs intéressants et passionnants.
Là tu te dis : "Tu veux en venir où ?" et je comprends. Patience. C'est une petite intro à l'histoire. Et puis tu vois bien que je t'ouvre mon coeur. Compatis.
Bien. Voilà. Donc, oui. Je disais que .. Je disais quoi ? C'est ça.
Donc le monsieur bricolage est parti, m'a mis mal allaeizh parce que je pouvais pas le payer, m'a dit que ma proprio passera régler et s'en est allé. Super. Je me dis à ce moment-là que c'est über parce qu'il est encore tôt et que je peux faire plein de choses. Et là ! l'idée du siècle ! L'activité über. DA BOOOMB.
Je regarde par ma fenêtre quand arrive le bus (ici aussi, ça existe. C'est pas une invention bretonne. J'te jure. "Toujours regarder le point de vue breton" qu'il disait) . J'attends un moment, le temps supposé pour que les gens descendent et marchent. Il y a toujours des gens qui sont dans mon immeuble, ou passent devant pour aller dans le leur. Je prends l'interphone, et là : eh ben je crie dedans.
Oui, oui, je crie. Dans l'interphone. Toute seule dans l'appartement, tôt le matin, je m'amuse à crier dans l'interphone et faire peur aux gens. Si, si.
Je suis arrivée à un stade de décadence, mon ami, tu ne t'imagines même pas.
Mais ça m'a fait rire.
Je ne te pose même pas la question, je sais que ça t'a fait rire aussi. Tu es obligé de toute façon.
PokPok,
Pallaeizh, mais alors pas du tout.